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La douche a été inventée à Rouen il y a 150 ans et vous ne le saviez sûrement pas

today31 juillet 2023 4

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Joyeux anniversaire ! En cette fin juillet 2023, on célèbre les 150 ans d’une invention née à Rouen et qui a révolutionné le monde. La preuve vous l’utilisez probablement quotidiennement mais vous ne saviez pas que c’est à la prison Bonne Nouvelle qu’elle est apparue. Nous vous parlons là de la douche ! La douche, inventée il y a 150 ans à Rouen « Personne ne connaît l’inventeur de la douche, tout le monde pense que ça a toujours existé », s’amuse Jean-Pierre Machain, agent pénitentiaire auteur de Bonne Nouvelle, Histoire de la prison de Rouen paru en 2019. Et pourtant, la douche que nous connaissons aujourd’hui a bien été inventée il y a « seulement » 150 ans. À cette époque, la prison Bonne Nouvelle « est occupée par environ 900 détenus », rappelle Jean-Pierre Machain à 76actu. « Le travail y était obligatoire, pour occuper les détenus et les réinsérer. » La prison de Rouen et ses problèmes d’hygiène Parmi les multiples tâches des prisonniers, l’aplatissement de cornes de bœuf pour en faire des boutons. « C’était extrêmement salissant, les cornes arrivaient juste après l’abattage, il y avait encore de la chair, du sang… » Et dans la prison, il n’y avait que très peu de baignoires pour laver les détenus. Et cela pose problème. « Les miasmes, virus et microbes circulent, la surpopulation amplifie la propagation des maladies » et cela inquiète le médecin du centre pénitentiaire François Merry Delabost. Le médecin invente « le bain en pluie » « Ça le turlupine » alors il cherche une solution qui se doit, pour être approuvée par les autorités, d’être économique en eau. Se rappelant que, dans l’antiquité, Grecs et Égyptiens riches se faisaient verser des poches d’eau par des esclaves, le Dr Merry Delabost réfléchit à un système qui aboutira à la naissance du pommeau de douche qui verse un filet d’eau, comme une pluie. « D’ailleurs, à l’époque, il appelle ce principe les bains en pluie », note Jean-Pierre Machain. Le médecin soucieux de l’hygiène parvient à convaincre le préfet. Les prisonniers s’y lavent deux fois par semaine et « ça va être très rentable car cela fait chuter les problèmes de maladie ». L’invention du Dr Merry Delabost fait vite parler d’elle. Son système est repris par la prison de Poissy, puis dans les premières douches publiques à Bordeaux, avant d’être adopté par l’Armée. Étonnamment, la Ville de Rouen sera plus tardive à opter pour les douches publiques, seulement en 1897. Quant aux douches particulières dans les logements, elles n’arriveront que plus tard, au début du XXe siècle, et surtout après la Première Guerre mondiale, principalement chez les très riches. Le Dr Merry Delabost n’en a lui tiré que peu de gloire, une petite rue porte son nom non loin de la prison, et aucune fortune. « Il l’a fait pour les détenus. Il n’a pas déposé de brevet à son nom alors tous les industriels de l’hygiène se sont jetés sur cette idée novatrice. » Mort en 1918, l’honorable médecin repose à Saint-Saire, dans le Pays de Bray.
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Félicitations pour ce remarquable anniversaire ! En ce dernier mois de juillet 2023, nous célébrons les 150 ans d’une invention née à Rouen, une innovation qui a véritablement bouleversé le cours de l’histoire. Il se peut que vous l’utilisiez quotidiennement sans même le savoir, mais saviez-vous que son origine remonte à la prison Bonne Nouvelle ? Nous parlons ici de la douche !

La naissance de la douche : 150 ans d’histoire à Rouen Il est amusant de constater que personne ne peut revendiquer la paternité de l’invention de la douche. En effet, la plupart d’entre nous supposent que la douche a toujours fait partie de notre vie. Cependant, Jean-Pierre Machain, agent pénitentiaire et auteur de l’ouvrage « Bonne Nouvelle, Histoire de la prison de Rouen » paru en 2019, nous rappelle que la douche que nous connaissons aujourd’hui est le fruit d’une invention qui a vu le jour il y a « seulement » 150 ans.

À cette époque, la prison Bonne Nouvelle abritait environ 900 détenus, qui étaient astreints à un travail obligatoire dans le but de les occuper et de favoriser leur réinsertion sociale. Parmi les multiples tâches assignées aux prisonniers figurait notamment l’aplatissement des cornes de bœuf pour en faire des boutons. Une activité extrêmement salissante, car les cornes arrivaient juste après l’abattage des animaux, contenant encore des résidus de chair et de sang. Malheureusement, la prison ne disposait que de très peu de baignoires pour permettre aux détenus de se laver, ce qui posait des problèmes d’hygiène. Les conditions de surpopulation favorisaient également la propagation des maladies, une situation qui préoccupait grandement le médecin de la prison, François Merry Delabost.

L’ingénieuse invention du « bain en pluie » Le Dr. Merry Delabost se mit à réfléchir à une solution qui, en plus d’être économique en eau, pourrait être acceptée par les autorités. S’inspirant des pratiques de l’Antiquité, où les Grecs et les Égyptiens aisés se faisaient verser de l’eau depuis des poches par leurs esclaves, le médecin développa un système qui allait donner naissance au pommeau de douche, libérant un doux filet d’eau similaire à une pluie. À l’époque, il qualifiait son concept de « bains en pluie ». Convaincant le préfet de l’utilité de cette innovation pour l’hygiène, le médecin parvint à introduire cette pratique à la prison. Les détenus purent ainsi se laver deux fois par semaine, ce qui eut un effet significatif sur la réduction des problèmes de santé.

L’impact et la diffusion de l’invention L’invention du Dr. Merry Delabost ne passa pas inaperçue. Son système fut rapidement adopté par la prison de Poissy, puis par les premières douches publiques à Bordeaux, avant d’être adopté par l’Armée. Curieusement, la Ville de Rouen fut plus tardive dans l’adoption des douches publiques, ne les introduisant qu’en 1897. Quant aux douches individuelles dans les logements, elles apparurent bien plus tard, au début du XXe siècle, et surtout après la Première Guerre mondiale, principalement chez les plus fortunés.

Le Dr. Merry Delabost ne chercha ni la gloire ni la fortune grâce à son invention novatrice. Une petite rue près de la prison porte son nom en témoignage de sa contribution, mais il n’en tira que peu de bénéfices matériels. Son geste était avant tout destiné aux détenus et à l’amélioration de leur condition. Bien qu’il n’ait pas déposé de brevet à son nom, son idée novatrice fut rapidement adoptée par les industriels de l’hygiène.

Le Dr. Merry Delabost, honorable médecin, s’est éteint en 1918. Il repose aujourd’hui à Saint-Saire, dans le Pays de Bray.

 

 

 

Écrit par: speedradio

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